| Auteur de l'oeuvre : |
Le Hénaff Alphonse (peintre)
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| Catégorie technique : |
peinture;menuiserie
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| Commune forme index : |
Crécy-la-Chapelle
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| Copyright : |
© Monuments historiques ; © Département de Seine-et-Marne pour les éléments descriptifs
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| Dénomination : |
tableau (14);cadre (14);chemin de croix
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| Dimensions : |
h = 159 ; la = 127
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| Date de la derniere mise a jour : |
2024-06-27
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| Date de création de la notice : |
2019-08-30
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| Domaine : |
Peinture
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| Date et typologie de la protection : |
2019/01/21 : inscrit au titre objet
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| Etat : |
oeuvre restaurée
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| Cadre de l'étude : |
liste objets inscrits MH
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| Historique : |
La vie et la carrière d’Alphonse Le Hénaff sont désormais très bien connues grâce à la publication d’un article par Philippe Bonnet en 2002. L’artiste est né à Guingamp dans une famille assez modeste. Il fit ses classes en cette ville et ses dons furent soutenus par le conseil général des Côtes-du-Nord qui lui octroya une somme de cinq cents francs (1839) pour l’encourager. Cette aide lui permit de monter à Paris où il étudia dans l’atelier d’Achille Devéria pour le dessin et de Paul Delaroche pour la peinture puis, au départ de ce dernier pour l’Italie, de Charles Gleyre. Devant ses progrès, le conseil général vota une nouvelle somme de sept cents francs en sa faveur en 1840 puis les deux années suivantes pour un même montant. Ses soutiens bretons, dont le député Bernard de Rennes, le recommandèrent auprès de l’administration des beaux-arts pour qu’on lui confie des commandes, ce qui ne tarda pas. En attendant, le jeune artiste avait besoin d’argent. Philippe Bonnet précise: «Néanmoins, pour subvenir à ses besoins, le jeune peintre doit travailler pour une fabrique de peintures pieuses, à laquelle il fournit des chemins de croix. Il ne semble pas avoir éprouvé de dédain pour ces travaux mercenaires, qui lui permettaient de multiplier les recherches de compositions à l’intérieur de schémas iconographiques imposés et, le succès venu, il continuera encore à l’occasion d’en produire, comme celui de Crécy-la-Chapelle, en Seine-et-Marne». Proche des Nazaréens dans ses premières compositions religieuses, il reçut, entre 1844 et 1846, trois commandes de l’État qui seront expédiées dans sa Bretagne natale. Il exposa au Salon en 1845, 1846, 1848, 1853,1855, 1857, 1861, 1863, 1865, 1868, 1873 et 1874, recevant pour son Baptême du Christ de 1848 (église de Guingamp) les éloges de Théophile Gautier que ce dernier lui renouvela en 1853 pour ses toiles destinées à la chapelle des morts du même édifice, aujourd’hui disparues. C’est, pour l’artiste, le début des commandes de grands décors muraux qu’il réalise à la cire. À Paris, pour la chapelle Saint-Eustache de l’église éponyme (1854-1856), travail encensé par le critique Gustave Planche, à Rouen pour le chœur de l’église Saint-Godard (1857), travail très apprécié par Alfred Darcel, à Nantes où il réalise l’un de ses plus importants décors pour la coupole de l’église Notre-Dame-de-Bon-Port (1858-1862), œuvre qui lui valut une médaille d’or de première classe à l’exposition nationale des beaux-arts tenue à Nantes en 1861 et enfin pour la cathédrale Saint-Pierre de Rennes où il décora tout l’édifice (1869-1876). Il est dommage que nous ne connaissions aucun des chemin de croix «de série» de Le Hénaff, mais il est vraisemblable qu’ils aient été de plus petites dimensions et sans doute signés du seul nom de l’entreprise, celui de Crécy-la-Chapelle étant exceptionnellement imposant (130 cm x 100cm). Le présent chemin de croix peut sans doute être daté des années 1862-1865 car il ne fait guère de doute que les petites toiles hâtivement brossées de Nesles-la-Vallée, précisément datées de 1862, sont en réalité les esquisses de celui, totalement abouti, de Crécy-la-Chapelle. Les chemins de croix originaux du XIXe siècle conservés, en parfait état avec leurs cadres d’origine, sont rarissimes et celui de Crécy est en cela exceptionnel.
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| Inscription : |
signature
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| Lien vers la base Archiv MH : |
https://archives-map.culture.gouv.fr/archive/recherche/simple/n:19?RECH_S=PM77005000&RECH_DocumentsNumerises=0&Archives.RECH_Valid=&type=simple
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| Matériaux : |
toile (support) : peinture à l’huile;bois : stuc, doré
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| Numéro de differenciation : |
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| Intitulé de l'ensemble : |
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| Précision sur_l'état : |
Certaines stations (1 à 3) ont été restaurées par une restauratrice diplômée d’État, Martine Martin, en 1995, mais il subsiste sur les autres des repeints disgracieux qu’il conviendrait un jour d’éradiquer pour retrouver la subtilité du dessine et des gammes colorées de l’artiste.
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| Précision_sur la representation : |
Le Hénaff s’inspire ici des peintres préraphaélites, privilégiant le hiératisme des figures principales (Vierge, Marie-Madeleine ou encore le Christ), qui s’oppose à l’agitation des autres personnages. Le décor de la plupart des stations est constitué d’architectures antiques. Les couleurs utilisées sont franches pour les personnages fondamentaux et tendent parfois vers la sépia pour les rôles secondaires.
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| Typologie de la protection : |
inscrit au titre objet
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| Indexation iconographique normalisée : |
Passion
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| Siecle de création : |
19e siècle
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| Sources d'archives et bases de donnees de reference : |
Base des objets mobiliers de la conservation des antiquités et objets d'art de Seine-et-Marne, 2019 : référence 77AOA5590 (Thierry Zimmer).
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| Statut juridique du propriétaire : |
propriété de la commune
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| Commune forme editoriale : |
Crécy-la-Chapelle
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| Typologie du dossier : |
dossier individuel
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